comment définir sa ligne éditoriale en 7 étapes

7 étapes pour définir ta ligne éditoriale

28/01/24 | Stratégie digitale

La création de contenu est très chronophage. Pour ne pas perdre de temps, il existe un indispensable : définir sa ligne éditoriale. Je te guide tout de suite à travers les 7 étapes qui te permettront de créer cette ligne directrice et de t’y tenir.

1. Définir tes objectifs

La toute première étape consiste à te poser la question suivante : à quoi va servir mon contenu ? Cherches-tu à attirer du trafic, à renforcer ton image de marque, à te positionner en tant qu’expert·e incontestable ? Veux-tu convertir des prospects en clients ? Fidéliser tes clients déjà existants ? La liste est longue, tu ne peux pas forcément TOUT choisir mais ce qui est sûr, c’est que si tu n’y réfléchis pas, tu vas partir dans tous les sens 🤪.

Pour t’assurer que tes objectifs sont bien choisis, ils doivent être SMART :

objectifs marketing SMART

Exemple : Atteindre 500 abonnés à ma newsletter pour le 31 mars

À partir de cet objectif, tu vas mettre en place un plan d’action pour atteindre cet objectif. Si tu veux obtenir ces 500 abonnés pour le 31 mars, qu’est-ce que tu peux faire concrètement pour atteindre ce résultat ? Tu peux par exemple :

→ En parler une fois par semaine sur Linkedin

→ Créer une ressource gratuite en échange d’une adresse mail

→ …

2. Comprendre ta cible

Maintenant que tu as fixé tes objectifs, j’suis désolée de te dire que tu n’as pas le choix : tu dois connaître et comprendre ta cible. Sans ça, c’est quasi mission impossible de viser juste 🎯.

Par comprendre ta cible, j’entends :

  • connaître ses problématiques ;
  • capter ses besoins ;
  • ressentir ses envies ;
  • appréhender ses peurs…

Pour ça, la technique est simple, et j’en parle beaucoup : parle-lui, à cette cible. Ok, tu as des hypothèses, tu penses savoir. Mais tant que tu ne lui as pas parlé régulièrement, tu ne SAIS pas vraiment. Engage la conversation dès que tu le peux, fais une étude de marché (oui je sais, ça fait peur, mais c’est trop puissant, ce serait dommage de t’en passer) ! En plus, ça te permettra de tisser un lien fort, un lien de confiance, avec ce qui constituera ta communauté.

Plus tu connaîtras ta cible, plus ce sera facile de créer les bons contenus.

Tu peux aussi avoir plusieurs types de cible :

  • les décideurs → ceux qui prennent la décision de faire appel à toi
  • les prescripteurs → les personnes qui sont susceptibles de te recommander (auprès de leurs propres clients et/ou du décideur)
  • les partenaires → des personnes qui ont des compétences que tu n’as pas et avec qui tu peux mettre en place un système d’apport d’affaires, d’affiliation, de co-construction d’offre

Vraiment, je t’invite à prendre le temps de bien faire ce travail de connaissance et de compréhension : ça change la donne !

3. Choisir tes thématiques et leurs sujets associés

Les piliers de contenus

Maintenant que tu as fait ce (gros) travail préparatoire, tu vas pouvoir te pencher sur les thématiques, les grands piliers de contenus qui vont constituer ta communication. Tu vas avoir besoin de déterminer ces grands axes pour ensuite creuser les sujets à aborder dans ta com’ !

Ces sujets auront différents buts :

  • se faire connaître/augmenter sa découvrabilité
  • mettre en avant son expertise
  • promouvoir ses offres/convertir

En revanche, ce qui ne change pas, et que tu dois garder en tête, voire afficher en grand dans ton bureau, c’est 1 post = 1 idée = 1 objectif.

TOFU, MOFU, BOFU

Maintenant que tu as tes piliers, on va prendre un angle un peu différent, et aborder les notions TOFU, MOFU, BOFU. Tu sais, c’est cet entonnoir qui va te permettre de transformer peu à peu de simples en lecteurs en potentiels clients, grâce à la création de contenus en l’occurence !

Pour que ce soit plus facile à comprendre, je te donne tout de suite mon exemple :

  • Dans le TOFU (top of the funnel c’est-à-dire le grand public), je vais aborder l’entrepreneuriat → les backstages, les réussites, échecs et défis… ça te permet de te faire connaitre.
  • Dans le MOFU (middle of the funnel, pour mettre en avant mon expertise), je parle de stratégie digitale → comment développer sa présence en ligne, créer des freebies, des newsletters, augmenter son engagement, etc.
  • Dans le BOFU (bottom of the funnel, à ce moment, mon audience est convaincue de l’importance de la stratégie digitale), je vais parler d’organisation et de productivité. C’est la dernière étape pour finir de convaincre ma cible en lui apportant l’élément décisif et rassurant pour faire appel à moi.

Tu peux aussi plus simplement réfléchir au niveau de conscience de ta cible : des sujets pour lui faire prendre conscience de sa problématique, des sujets pour lui apporter des solutions, et des sujets pour lui transmettre des éléments décisifs à l’achat.

Pour aller plus loin dans mon exemple et t’aider à te projeter pour ta situation, voici un petit exemple des sous-sujets que je développe dans ma partie “MOFU”, c’est-à-dire la stratégie digitale 👇

exemples de sujets dans une ligne éditoriale

🧘 Je te rassure, ta ligne édito n’est pas figée dans le marbre, tu vas la faire évoluer en même temps que ton activité !

4. Définir le ton et le style

Quatrième étape : définir la façon dont tu vas t’adresser à ta cible !

✅ Ça crée un premier filtre : si tu as un langage très brut de pomme, tu vas rebuter certaines personnes et c’est tant mieux parce que ce sont des gens avec qui tu ne prendras aucun plaisir à travailler ! À l’inverse, tu attireras des personnes qui te ressemblent 👯.

✅ Le style et le ton seront des éléments différenciants. Être reconnaissable grâce à TON style, c’est quand même assez puissant, tu ne trouves pas ?

Pour t’aider à définir tout ça, essaye de prendre du recul sur ta façon de t’exprimer, tes tournures de phrases habituelles, tes expressions favorites, ton humour. Écris comme tu parles, tu verras, ça va t’aider !

Autre chose très importante : est-ce que tu as envie de tutoyer ou de vouvoyer ? Tu fais comme tu veux, mais tu t’y tiens, sinon tu perds en cohérence.

5. Diversifier les formats

Diversifier les formats de contenu est indispensable pour toucher et engager les différents segments de ton audience.

Je ne vais pas te faire une liste exhaustive des différents formats que tu peux utiliser, dans la mesure où cela dépend des canaux que tu vas exploiter. Mais je vais te donner quelques exemples avec mon canal favori, Linkedin :

  • Post simple
  • Post simple + photo
  • Carrousel
  • Infographie
  • Vidéo

Les formats vont aussi te permettre de te différencier. Je reprends encore une fois mon exemple : je me suis rendu compte que mon audience adore mes carrousels. Bien souvent, en appel découverte, les personnes me disent qu’elles m’ont connue grâce à mes carrousels. Ça tombe bien, j’adore les créer ! Ce qui m’amène à un détail qui n’en est pas vraiment un : trouve les formats qui te permettent de kiffer aussi. C’est un paramètre que l’on oublie trop souvent mais le plaisir que tu prends, c’est hyper important.

6. Définir la fréquence

L’avant-dernière étape va consister à définir ta fréquence de publication.

Premièrement, ça te permet de t’organiser en fonction de :

  • ton temps disponible ;
  • tes objectifs ;
  • le canal utilisé également.

Par exemple, à titre perso, je sais que je suis capable de gérer un post Linkedin par jour. En revanche, une newsletter par jour c’est non. Ça me prendrait trop de temps et d’énergie et ce ne serait pas pertinent pour ma cible non plus.

Garde en tête aussi que ton rythme de publication peut varier en fonction des périodes. Par exemple, en période de lancement, j’envoie beaucoup plus de newsletters qu’en temps normal.

Ceci dit, sache que la régularité est la clé du succès, pour les algorithmes comme pour les humains ! C’est tout simplement rassurant de voir que quelqu’un est constant.

Régulier ne veut pas forcément dire fréquent. Mon conseil sera de commencer “petit” et d’augmenter au fur et à mesure que tu prends tes marques, que tu te sens de plus en plus à l’aise et que tu arrives à écrire plus vite.

Côté organisation, je te conseille mon outil chouchou : Notion. C’est super pratique pour centraliser toute ta production de contenus (exemple ci-dessous).

capture d'écran d'un calendrier éditorial sur Notion

7. Mesurer et ajuster en continu

Last but not least : suivre tes KPI. Si tu ne mesures pas tes actions, tu ne sauras pas ce qui marche ou ce qui ne marche pas…

Si tu suis bien le conseil n°1 (définir tes objectifs business), la conséquence logique est que tu vas devoir surveiller tes KPI (indicateurs clés de performance, en français). Là encore, c’est à faire de façon régulière.

Si ton objectif est d’augmenter le trafic sur ton site de 40% sur un an, tu ne vas pas attendre le onzième mois pour voir si tu t’en sors correctement !

Surveiller régulièrement te permet de mesurer l’efficacité de tes actions, de savoir ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas, et d’ajuster rapidement tes actions. Sans suivi régulier de tes KPI, tu perds une occasion incroyable de t’améliorer et de performer.

À titre perso, je suis mes stats marketing chaque semaine (voici un exemple pour LinkedIn et je fais pareil pour tous mes canaux).

exemples statistiques Linkedin

Voilà, on arrive à la fin de cet article sur les 7 étapes pour définir sa ligne éditoriale. Je sais que ce n’est pas un exercice facile mais je t’encourage vraiment à le faire. Ça va te permettre de guider toutes tes actions sans t’éparpiller. Maintenant, y’a plus qu’à ! Let’s go ! 🚀

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